Sapeur-pompier, un métier tout feu tout flamme

Note :

« Quand je serai grand, je serai pompier ». Quel enfant n’a jamais rêvé de conduire un gros camion rouge roulant avec un pimpon tonitruant ? Qu’on les appelle pompiers, soldats du feu ou sapeurs-pompiers, ces 250 000 combattants volontaires, professionnels ou militaires sont dans l’imaginaire collectif de vrais « super-héros ». Zoom sur un métier unique qui jouit d’une extraordinaire popularité.


Une corporation, plusieurs missions

Toutes les 7,3 secondes, un pompier intervient en France. Plus sollicités que le Samu ou la police, les sapeur-pompiers ont la réputation d’être des combattants du feu. C’est vrai, mais ils ne sont pas là que pour éteindre les incendies (ou parfois les allumer en posant dévêtus sur des calendriers). Un chaton coincé sur un toit ? Une fuite de gaz chez les voisins ? Une inondation dans la région ? Le pompier se retrouve immédiatement sous le feu… de l’action ! 

En professionnel des secours, il administre également les premiers soins aux accidentés de la route, aux victimes d’électrocution ou d’attentats. Il peut aussi donner son avis sur la sécurité de bâtiments publics comme les écoles, les hôpitaux et les prisons ou s’assurer qu’un projecteur de cinéma ne prenne pas feu sur un plateau télé. Mais le pompier est aussi un homme de spécialité. En montagne, il se fait alpiniste ou spéléologue pour rechercher les disparus. En bord de mer, il se fait plongeur pour secourir les victimes de noyade. En site urbain, il intervient lors d’accidents industriels liés à la pollution chimique et parfois même radioactive. Et dire que la profession ne fut déclarée comme « métier à risque » qu’en 2004 !

Le métier de sapeur-pompier est une vocation

Sapeur et sans reproche !

Ils se regroupent sous un seul drapeau, une seule devise « sauver ou périr », mais possèdent néanmoins plusieurs corps de métier. Ils peuvent être pompiers professionnels civils, pompiers volontaires civils ou pompiers professionnels militaires. D’ailleurs, exception faite de Paris et de Marseille où les soldats du feu sont attachés à l’armée, ils ont tous un statut civil. 80 % d’entre eux sont même des volontaires. Mais quand il s’agit de les recruter, rien n’est laissé au hasard et la sélection est drastique.

En effet, pour devenir sapeur-pompier, il faut avoir entre 16 et 55 ans, mesurer plus de 1,60 m, ne pas porter de lunettes ou de lentilles, jouir de tous ses droits civiques (droit de vote, etc), disposer d’un casier judiciaire vierge et avoir réalisé son service militaire ou sa journée d’appel à la défense.

Mais ce que l’on demande à un pompier, c’est aussi et avant tout d’avoir « un esprit sain dans un corps sain », comme disait De Coubertin. Et cette attitude impeccable et implacable va jusqu’à l’interdiction de fumer lorsqu’un pompier est coiffé de son casque. Il s’agit de donner l’exemple, et par-là ressentir aussi un immense respect envers ceux qui sont « morts au feu ». Chez les pompiers, l’individualisme n’a pas sa place. La corporation fait leur force et honneur.

Pompier, bien plus qu’un métier : une vocation

Il ne suffit pas d’aimer le sport, l’adrénaline, le danger, l’urgence. Être pompier, c’est être avant tout profondément altruiste. Pour dédier 75 % de son temps à secourir les gens et/ou leurs biens, il faut avoir un moral d’acier. D’autant que la répétition des interventions, les appels à toute heure du jour et de la nuit et les astreintes à la caserne qui peuvent durer entre 24 et 48 heures, mettent parfois les nerfs à rude épreuve.

La résistance psychologique est une également des conditions du métier. Lors de leurs interventions, les sapeurs-pompiers sont souvent confrontés à la détresse et l’équilibre mental et le sang froid sont d’autant plus nécessaires pour garder le contrôle de situations périlleuses. Ce qui pousse ces hommes et ses femmes à donner autant de leur courage et de leur dévouement à ce métier ? Aucun doute : « le feu sacré ».

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