Zara, le géant du prêt-à-porter

 


Zara, c’est un peu le Taj Mahal de la mode. Et ce n’est pas seulement parce que l’enseigne est un monument du prêt-à-porter ! Comme l’édifice emblématique indien, la construction de l’empire Zara est avant tout liée à une histoire d’amour entre son créateur et sa fiancée.

Zara : il était une fois un conte de fées…

En 1963 dans la ville de La Corogne en Espagne, Armancio Ortega, employé laborieux et discret d’un magasin de vêtements, souhaite offrir à sa belle un cadeau qui mettra sa beauté en valeur. Le jeune homme repère un déshabillé dans la vitrine d’un magasin de luxe. N’ayant pas les moyens de l’acheter, il décide de copier le vêtement. Après plusieurs coups de ciseaux, le résultat est stupéfiant. Rosalia Mera est conquise. Encouragé par sa future femme, Armancio Ortega se spécialise dans la confection de copies de vêtements de luxe. En 1975, il ouvre son premier magasin Zara dont la consonance évoque la ville croate de Zadar sous le charme de laquelle il est tombé. Armancio Ortega l’ignore encore, mais il vient de tisser un conte de fée entre Zara et les Espagnol(e)s.

Zara : révolution ou entourloupe du prêt-à-porter ?

En s’inspirant des modèles des grandes maisons de la mode et en les commercialisant à petits prix, Armancio Ortega a révolutionné le marché de la mode. Mais cette réussite exceptionnelle possède aussi ses détracteurs. Dans l’univers du prêt-à-porter, certains l’accusent de n’être qu’un vulgaire copieur, un pilleur de créations. Si aucune des plaintes déposées contre la marque n’a abouti, elle n’a jamais pu se défaire de cette image de falsificateur.

Chez Inditex, la maison-mère de Zara, le sujet est d’ailleurs tabou. Dans les quartiers généraux de la marque en Espagne, on préfère mettre en avant le talent et la rapidité de ses 300 stylistes qui peuvent créer jusqu’à 30 000 modèles par an. Et c’est bien là toute la force de l’enseigne ! Si une petite robe rouge fonctionne en magasin, les designers la déclinent dans toutes les variantes de tailles de couleurs et de matières. Trois semaines plus tard, les modèles se retrouvent en boutique. De la conception à la vente, la flexibilité (quitte parfois à rogner parfois sur la qualité) est le maître-mot de l’entreprise dont l’empire s’étend aujourd’hui à la décoration avec l’enseigne Zara Home. 

Zara : une marque discrète

Avec ses prix modérés, ses lignes étudiées et ses collections sans cesse renouvelées, Zara a su conquérir une clientèle familiale. Mais l’enseigne n’est pas devenue le temple du bon-chic-bon-prix seulement en Espagne puisque de fil en aiguille, elle a conquis la planète . Aujourd’hui, Zara est présent dans 68 pays avec plus de 1 700 magasins et Inditex regroupe dix marques, dont Massimo Dutti et Bershka, générant un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros.

Contrairement à son concurrent suédois, H&M, Zara ne doit pas sa réussite à son service marketing. Nul besoin d’un David Beckham ou d’une Beyoncé pour vanter les mérites de la marque, pas plus que la marque n’a besoin du renfort de spots publicitaires. Son fondateur a toujours préféré miser sur l’offre pour assurer le développement de la société. Une discrétion qui est à l’image de sa personnalité réservée puisqu’il n’accorde jamais d’interview et se montre très rarement sous les projecteurs.

Retiré de son poste de dirigeant  en 2011, Armancio Ortega reste aujourd’hui l’actionnaire majoritaire de son empire. Sa fille Marta est déjà pressentie pour reprendre un jour le flambeau de l’entreprise paternelle. Chez Zara, la mode est aussi une affaire de famille…

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