Vinci, l’artiste de la construction


Rome ne s’est pas faite en un jour, Vinci non plus ! Parler de l’histoire de ce groupe, c’est remonter la trace des grands bâtisseurs, suivre la route des constructeurs automobiles et des premiers électriciens. Vinci est en effet né de la fusion d’une multitude d’entreprises dont la plus ancienne a éclairé aux chandelles et chauffé au bois l’Assemblée Nationale au temps de Louis XVIII.
 

Les fondements de la maison Vinci

Mais le Vinci sous la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, a été bâti à l’orée du XXe siècle. A l’époque, l’entreprise est connue sous le nom de Société Générale d’Entreprises et compte comme actionnaire Vivendi. Mais en 2000, le groupe de Jean-Marie Mercier se désengage de la SGE. L’entreprise doit alors se trouver un nouveau nom. Ce sera Vinci en hommage aux génies multiples de Léonard qui excella à la fois en tant qu’artiste, scientifique et ingénieur. En se plaçant sous le signe de l’inventivité et de l’humanisme, Vinci va se hisser au sommet des métiers de la concession et de la construction.
 

Les plus grandes réalisations de Vinci

Quel est le point commun entre le Stade de France à Paris, le pont Vasco de Gama à Lisbonne et le barrage d’Assouan en Egypte ? Vinci, bien sûr ! En deux siècles d’existence, Vinci a mené à bien quelque 260 000 chantiers. L’enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl, la ligne de TGV Bordeaux-Tours, le tramway de Casablanca, le métro de Doha, la restauration de la Galerie des Glaces de Versailles et du Parc des Princes à Paris, la réhabilitation du théâtre Bolchoï à Moscou, le pont Rion-Antirion et les Palm de Dubaï, toutes ces réalisations sont dues aux opérateurs, techniciens et ingénieurs de Vinci. Si l’entreprise avait existé au temps des pharaons, nul doute qu’elle aurait remporté l’appel d’offres de la construction des pyramides !
 
Grâce à son art de maîtriser les bétonnières, Vinci est devenu un véritable mastodonte des concessions, autrement dit « un partenaire privé, d’utilité publique » comme le groupe aime à la rappeler. Les autoroutes ASF ou Cofiroute (soit 4 300 kilomètres, deux fois la distance entre Paris et Istanbul!), les parkings Indigo et les aéroports cambodgiens sont notamment aujourd’hui exploités par le groupe. 
Et quand le géant du BTP ne bétonne pas, il illumine nos vies à travers ses filiales dédiées à l’énergie et l’information. Son dernier grand chantier en date ? La mise en place de 7 000 postes informatiques pour la Société Générale à La Défense, presque de quoi faire trembler les marchés financiers…
 

Vinci sur le terrain international

Vinci rime avec gros profits ! Sur son carnet de commande 2014, le groupe totalisait près de 28 milliards d’euros pour un résultat net de 2 486 millions d’euros. Avec de tels chiffres, le groupe semble indéboulonnable de sa place de leader européen de la construction et de cinquième mondial. Il faut dire qu’il sait construire sur n’importe quel terrain. De l’Egypte au Turkménistan, de la Malaisie au Burundi, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée aux Pays-Bas, les casques bleus blancs rouges de Vinci s’affichent partout. Mais cette place de leader n’est pas toujours de tout repos. Au Cambodge, le groupe fut accusé de non-respect du code du travail, en Russie, il a soulevé la fureur d’une partie de la population opposée au projet de construction de l’autoroute entre Paris et Moscou. Au Quatar, on l’a accusé de travail forcé et en France, on déplore sa participation à l’édification du très controversé aéroport Notre-Dame-des-Landes. On dit Vinci choyé des gouvernements, et parfois opaque, mais sa stratégie est belle et bien transparente : conquérir la planète à coup de bulldozer !
 
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