Europcar, une affaire qui roule.


Tout le monde connait Europcar, mais saviez-vous que cette entreprise française était vieille de presque 70 ans ? Le leader européen du marché de la location automobile fut fondé en 1949 à Paris par Raoul-Louis Mattei sous le nom d’ « Abonnement Automobile ».

Europcar, à la conquête de l’Europe

Et quel chemin parcouru depuis ! Rebaptisée Europcars, avant de faire disparaitre son « s », elle passa dans le giron de Renault, de la Compagnie des wagons-lits, d’Accor, de Volkswagen avant de tomber dans l’escarcelle du fond d’investissement français Eurazeo. En reprenant les rennes de l’entreprise, ce dernier s’est lancé dans une politique d’expansion à tout-va : rachats de franchises australiennes, ouvertures d’agences en Angleterre, en Espagne, en Belgique… en quelques années, l’enseigne au logo blanc sur fond vert s’est hissée au sommet européen de la location courte durée, loin devant ses deux principaux rivaux Hertz et Avis.
 

Sortie de route pour Europcar 

Manque de chance : obnubilé par sa croissance à l’étranger, le géant de la location n’a pas anticipé l’évolution du marché. Et les conséquences ne se font pas attendre : dans les années 2010, Europcar est à la peine et son résultat net n’en finit pas de plonger. Après un trou de 128  millions enregistré en 2010, le réseau de 10 000 agences perd encore 72  millions d’euros en 2011. Il faut dire qu’avant la crise de 2008, les choses étaient plus simples.
 
Les entreprises représentaient le gros de sa clientèle et il fallait être présent dans tous les gares et les aéroports pour répondre aux demandes de sa clientèle pro et loisirs. Mais les choses ont rapidement changé et les particuliers ont inversé la balance. En souhaitant louer une voiture en bas de chez eux pour partir en week-end ou déménager, ils ont fini par représenter les deux tiers des demandes de location. Europcar n’a pas senti le vent tourner et a été rapidement débordé par les concurrents low-cost. Le lancement de sa nouvelle marque, InterRent, ne suffira pas à juguler la crise.
 

Quand Europcar redémarre sur les chapeaux de roues

Aux grands maux, les grands remèdes. En 2015, le « Fastlane » est lancé. Objectif de ce plan stratégie ? Moderniser l’offre et réduire les coûts. Fini donc le sponsoring dans le cyclisme, qui avait pourtant participé de son succès, Europcar doit se serrer la ceinture. Pour repartir à la conquête de son marché, l’entreprise entre en bourse. Avec l’argent tiré de sa côte à Euronext, soit à peu près 80 millions d’euros, l’enseigne se donne les coudées franches pour se développer en Asie et en Europe de l’Est.
 
Mais elle décide également ne plus se cantonner à la seule location de voiture en prenant part à un secteur en plein boom : l’autopartage. A l’image d’Avis qui s’est offert Zipcar, la firme investit dans la start-up française Ubeeqo et le succès est immédiat. Le plus grand site de voyages du monde, TripAdvisor, lui a d’ailleurs décerné le prix du « Traveler’s Choice 2016 » dans la catégorie « Marques préférées » pour la location de voitures et ce pour quatre de ses filiales en Europe : France, Espagne, Angleterre et Allemagne. Nul doute qu’Europcar ait retrouvé la route de la réussite ! 
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