Célio conjugue la mode au masculin


Qui a dit que la mode était une affaire réservée aux femmes ? Il est vrai que dans les années 70, les créateurs de prêt-à-porter n’avaient d’yeux que pour la gente féminine. Maurice Grosman et son épouse l’ont bien compris et lorsqu’ils ouvrent leur boutique rue Saint-Lazare, au nom de Cleo 3000, il n’est pas question de plaire aux hommes.

Célio, une histoire d’hommes

Mais dans la famille Grosman, les idées fusent. Les deux fils du couple, Marc et Laurent, s’intéressent de près aux looks de ces messieurs. C’est alors que les deux frères décident d’en finir avec le carcan du costume-cravate et d’introduire le sportwear dans les vestiaires. L’homme Célio voit le jour en 1978 à Paris. Riche en couleurs et en motifs, les collections font un tabac. Marc et Laurent ouvrent rapidement une deuxième boutique, puis une troisième…
 
En 1985, les deux hommes font le pari de réaliser eux-mêmes leurs vêtements et lancent le polo en coton piqué qui deviendra un véritable best-seller. Célio s’installe définitivement quand un écran publicitaire met en scène les présidents Bill Clinton et Boris Eltsine en plein fou rire. A travers ce spot, la marque dessine les contours de l’homme du XXIe siècle : un homme qui prend soin de lui sans se prendre au sérieux.
 

Célio : de la difficulté d’être tendance

Dans le petit monde du prêt-à-porter, tout est affaire de tendances. Encore faut-il savoir les suivre ou les lancer. Sur ce terrain, Célio n’a jamais manqué d’inspiration, mais dans les années 2000, la marque s’égare. Originellement placée sur le terrain du sportwear, elle souhaite alors coller à l’air du temps en s’offrant un look plus « casual ». Pour réussir cette transition, les frères Grosman décident de scinder leur entreprise en deux : d’un côté, Célio, de l’autre Célio Sport. Un échec. Les sweats à capuche et autres joggings sont boudés par les hommes, quand Célio, tout court, se retrouve en voie de « ringardisation ». L’enseigne devient une marque de fringues pas chères pour des hommes pas très sourcilleux de leur style.  
 
Heureusement, Célio redresse la barre rapidement. Son antenne Sport met la clé sous la porte et l’entreprise se choisit un nouveau capitaine : Christian Pimont. Après avoir fait ses preuves chez Monoprix, l’homme d’affaires va inventer la recette qui fait aujourd’hui le succès de la marque à l’astérisque : une entreprise de fast fashion dont les plus de 500 références saisonnières s’adressent à un public branché et urbain. Et pour les businessman en quête d’élégance sans formalisme, Célio invente son Club en 2007. Être stylé et chic sans se ruiner devient le crédo d’une marque portée par près d’un homme sur deux. 
 

Célio à l’ère du numérique 

L’homme idéal pour Célio est un trentenaire citadin et bosseur, mais aussi un féru de technologies ! Et sur ce terrain, la marque le suit de près. Depuis 2008, l’entreprise est présente sur Internet, mais également sur les smartphones à travers une application permettant de se tenir au courant des dernières collections et de profiter d’un maximum d’offres exclusives. Le but de cette initiative novatrice ? Jouer la carte de l’interactivité et de la complicité avec ses clients. Et cette marque de fabrique lui réussit puisque l’appli est un succès en France, mais aussi à l’étranger. L’entreprise s’est en effet internationalisée depuis 1999 et est aujourd’hui présente dans plus de 60 pays.
 
Nul doute que l’homme Célio est aussi un enfant de la mondialisation !
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