Aviva l’assurance !


C’est une véritable star à la City à Londres. Voilà plus de 100 ans qu’Aviva est devenu un géant de l’assurance pour le meilleur et parfois pour le pire…

Aviva et les abeilles

Quel est le lien entre les viticulteurs bordelais et une abeille ? Réponse : les origines d’Aviva ! Dans les années 1860, le ciel français est capricieux et les orages de grêle sont fréquents dans la région bordelaise. Une véritable catastrophe pour les viticulteurs qui voient leurs vignes pliées sous le poids des billes de glace. C’est alors que des notables et des vignerons bordelais ont l’idée de créer une assurance pour sauver leurs grands crus. Son nom ? Abeille Assurance. Très vite, la société butine de nouveaux horizons et propose des contrats d’assurances vie et incendie. Plus de 100 ans après sa création, l’Abeille devient l’assureur numéro un des Français. 
 
Dans le même temps, de l’autre côté de la Manche, Norwich Union s’impose également comme l’assurance préférée des Anglais. Alors lorsque les rosbifs et les froggies décident de fusionner dans les années 2000, ils donnent naissance à un véritable géant des assurances. Pour trouver un nom à cette nouvelle entité, les deux entreprises lancent une grande consultation auprès de leurs salariés. Aviva, qui signifie « Renouveau » en hébreu, et possède une connotation féminine évoquant la joie de vivre, remporte les suffrages. Last but not least, ce nom a aussi l’avantage d’être un palindrome qui se lit de gauche à droite ou de droite à gauche partout dans le monde ! 
 

Aviva, la queen de la City

Saviez-vous que Aviva possédait une partie des studios Star Wars et James Bond ? Et ceci n’est que la partie immergée d’un gigantesque iceberg ! Le métier d’Aviva, ce n’est pas le cinéma, mais les PERP, les SICAV et les multi bonus. Autrement dit tout ce que touche aux assurances, à l’épargne et à la gestion financière. Et quand on s’occupe du portefeuille de 34 millions de particuliers, artisans, agriculteurs et PME dans 16 pays à travers la planète, ça rapporte !
 
Le géant de la City se paye même le luxe d’afficher une croissance de l’ordre de 15 %, ce qui la place désormais dans le trio de tête des compagnies d’assurances européennes. Ces solides performances permettent à Aviva d’entretenir savamment son image. Entre sa fondation qui protège les personnes fragiles et sa récente Fabrique, qui sponsorise les projets de start-up, Aviva s’engage sur les terrains économiques et sociétales avec l’espoir de développer sa notoriété au delà de ses simples frontières d’assureur.
 

Les bourdes d’Aviva

Même quand est une pieuvre multinationale, il est parfois difficile de tout contrôler et il peut arriver de sacrées bourdes comme d’envoyer par erreur un mail de licenciement à plus de 1 000 de ses salariés. Mais ce n’est pas cette petite bêtise qui a fait le plus de buzz dans les médias. En février 2015, c’est toute la presse économique qui rit à gorge déployée avec la boulette d’Abeille-Vie, l’une des filiales de l’assureur. Tout a commencé à la fin des années 80 lorsque la compagnie d’assurance lance des contrats dit à cours connu. Pour faire simple : ses clients pouvaient acheter une action une semaine avant son cours actuel !
 
Autrement dit, si l’action était de 100 le jour de l’achat et que la semaine d’avant elle était de 80, vous pouviez être sûr de gagner au moins 20. Il faut dire qu’à l’époque, Internet n’existait pas et les actions n’étaient cotées qu’une fois par semaine et pas chaque minute comme aujourd’hui. Mais lorsque le temps est devenu de l’argent avec l’apparition des nouvelles technologies, toutes les assurances ont évidemment racheté ces contrats à leurs client. Toutes ? Non… Pas Aviva, qui a préféré bloquer ses contrats de façon autoritaire. Résultat, le groupe doit aujourd’hui faire face à de nombreux procès. 
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