Adecco, le roi incontesté de l'intérim dans le monde

  • Siège social du groupe : Sägereistrasse 10, 8152 Glattbrugg – Suisse
  • Siège social Adecco France : 4, rue Louis Guérin – 69100 Villeurbanne – France 
  • Téléphone du siège : 04 72 82 58 58
  • Fax du siège : 04 72 82 58 60 
  • Site internet du groupe : http://www.groupe-adecco.fr/
  • Trouver une agence : http://www.adecco.fr/Pages/agence-interim.aspx

Disons le clairement de suite : Adecco est le meilleur dans son créneau. Qu'il s'agisse de notre bonne vieille nation, de l'Europe ou de la planète entière, le groupe Adecco est devenu LA référence en ressources humaines et principalement en intérim. Peu importe le domaine, qu'il soit généraliste ou spécialisé, de petits entrepreneurs ou de grandes marques, de gestion ou de placement, tout ce qui touche aux carrières n'a aucun secret pour l'enseigne au rectangle rouge.

Des débuts tardifs pour une progression fulgurante

Adecco n'a pris que tardivement son identité d'Adecco. Groupe acquérant son nom en 1996, il est issu de la fusion des deux mastodontes européen qu'étaient Adia en Suisse et Ecco pour la France. Sociétés respectivement fondées par Henri Lavanchy et Philippe Foriel-Destezet, Ecco était déjà leader français dès 1984. Négociant rapidement des acquisitions à l'international, dont le numéro un américain en 2000, la marque s'installe confortablement dans le milieu du recrutement.
 
L'année 2004 est marquée par un certain coup de frein aux activités du groupe, puisque Adecco a la désagréable expérience de devoir dévoiler ses résultats financiers suite à la découverte d'irrégularités de comptes. Son cours boursier plonge immédiatement de 48 % et ce, sans raison, puisque les investigations mèneront en définitive à un non-lieu général. L'année suivante, Klaus Johann Jacobs prend ses fonctions de PDG de la société en devenant actionnaire majoritaire à la suite de Philippe Foriel-Destezet. S’enchaînent dès lors plusieurs acquisitions en France, mais surtout à l'étranger comme en Russie ou en Allemagne, entre autres. Dans le même temps, en 2005, les agences d'intérim peuvent désormais entrer sur le marché des CDD et CDI grâce à la loi de Cohésion Sociale. Une aubaine plus que bienvenue pour cette entreprise en pleine expansion !
 

Restructuration et discrimination

Tablant sur un ciblage plus précis de ses activités et une structuration en pôle, la nouvelle direction acte une organisation en six secteurs d'activités. En recrutement permanent comme temporaire, en sous-traitance comme en gestion de projets, ce sont désormais Adecco Finance & Legal, Adecco Engineering & Technical, Adecco Information Technology, Adecco Medical & Scientific, Adecco Sales, Marketing & Events et Adecco Human Capital Solutions qui se partagent l'avenir de l'enseigne. Un avenir qui s'annonçait ainsi meilleur, avec des pôles bien définis, plus modulables et dynamiques.
 
Mais c'était sans compter sur des pratiques, elles, peu reluisantes et ayant terni une image déjà écornée. En effet, courant 2011, Adecco est condamné en Belgique pour discrimination à l'embauche et ce pour une raison limpide : un modeste lanceur d'alertes avant l'heure a transmis des documents internes mentionnant la propension de certaines entreprises à ne pas vouloir de personnes « étrangères » proposées à l'embauche. Grâce à des perquisitions antérieures, ce sont à minima une centaine d'entreprises qui se voient accusées de telles demandes et pratiques. Adecco ayant été reconnu coupable d'avoir abondé en ce sens et s'être ainsi rendu coupable du chef d'accusation retenu en sa matière d'intermédiaire principal à l'embauche. En plus de son record de leadership mondial, le groupe remporte ainsi également celui de la condamnation la plus accablante pour discrimination avec 25.000 euros devant être versés à SOS Racisme, plus quelques euros symboliques à d'autres associations.
 
 

À la conquête du monde

Entre 2010 et 2014, et malgré le triste et dommageable épisode judiciaire, Adecco continue son expansion loin de l'agitation bruxelloise. Acquérant le groupe américain MPS et s'alliant à Fesco pour partir à l'assaut de la Chine, le business n'attend pas. Se positionnant alors premier sur les services de transition de carrière grâce au rachat de DBM, Adecco pose assez vite ses valises au Japon, en 2012, avec l'entreprise VSN, renforçant ainsi son emprise globale. Mais un dernier et récent coup dur frappe cependant celui qui n'a désormais plus de rival à sa mesure sur le globe. En 2014, le groupe Klaus Johann Jacobs – actionnaire historique et d'importance de l'enseigne – revend en une opération éclair 2.16 milliards d'actions, soit 16 % de ses actifs totaux. Voulant diversifier ses activités, le Jacobs Group tourne une page pour lui-même, mais surtout pour un Adecco dont le cours des actions recul légèrement. Mais bien moins qu'en 2004, petit accroc dont le manque à gagner devrait rapidement être digéré.
 
Désormais quasi inébranlable, Adecco représente 31.000 contrats, plus de 100.000 entreprises clientes de par le monde et « seulement » 650.000 missions d'intérim par jour. Implanté dans 60 pays et dégageant un chiffre d'affaire de 20 milliards, l'entreprise compte 1400 agences en France pour 10.000 personnes placées et 140.000 intérimaires par semaine. Très présent en Europe mais aussi aux États-Unis, au Japon et légèrement en Australie, le principal défi d'Adecco semble désormais être lui-même. Le groupe doit en effet se surpasser, étant son principal adversaire. Maintenir une politique ancrée dans son temps et élargir son offre vers les pays d'Afrique ou d'Asie – marchés à venir les plus prometteurs – seront ainsi des passages obligés. Et ce, malgré la perte d'une partie de ses racines, du Jacobs Group et de ses débuts européens de plus en plus lointains.
 

 

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