CIC, trois lettres pour une grande banque


Le CIC ou Crédit industriel et commercial précède de presque dix ans le trio des trois plus vieilles banques françaises. Ce qui n'est pas rien ! Créé en 1859, le plus vieux guichet hexagonal de dépôts doit en fait sa naissance à un certain Napoléon III, empereur dictant par décret la mise en place d'une Société générale de crédit industriel et commercial et permettant ainsi son apparition précoce. Participant à l'émergence d'autres banques, le CIC s'implante pour sa part assez vite à Londres, en 1895 et entre aussi au capital de consœurs régionales.

Un développement par parrainages unique

Avec cette organisation originale d'une unique banque parisienne parrainant des structures « sœurs » indépendantes, telles que les banques Dupont, Scalbert, Le Crédit du Havre ou celui de l'Ouest, ce sont aussi d'autres établissements européens qui bénéficient des largesses financières du groupe. Ce dernier ne donne cependant pas dans l'humanitaire et fait peu à peu de ces banques des filiales, jusqu'à finir par les absorber complètement – à terme et bien plus tard – dans un mouvement unitaire plus classique, à l'image des autres groupes bancaires. Essaimer son capital a donc des avantages. Mais sans se projeter dans le futur, après 1927, se créent  dès lors successivement le Groupe des banques affiliées, l'Union des banques régionales pour le Crédit industriel ainsi que la Société de secours mutuels, les trois s'articulant autour du moyeu CIC.
 
Connaissant une forte croissance, la banque finit d'ailleurs par attirer l'attention de la Compagnie financière de Suez, celle-ci en prenant le contrôle pendant une décennie de 1971 à 1982, période durant laquelle l'accent est mis sur l'internationalisation. À l'issue de ce laps de temps, c'est en revanche la nationalisation qui guette le CIC et ses neuf banques régionales, débouchant sur une restructuration du groupe l'année suivante. Jusque là davantage indépendantes, ces mêmes banques régionales vont peu à peu voir leur capital racheté jusqu'à être possédé à 100 % par le CIC et ses nouvelles entités européennes, internationales et financières.
 
 

Une lutte pour l'indépendance débouchant sur une centralisation acentuée

C'est en 1992 que CIC Banques voit enfin le jour pour compléter l'offre de détail comme de financement de l'enseigne. Et ce, alors même que le Gan – qui fusionnera en 1998 avec Groupama – détient à l'époque 80 % de l'Union européenne du CIC depuis une année et en détiendra jusqu'à 92 % l'année suivante, en 1993. Rebasculant  peu de temps après vers le privé, en 1996, la procédure de privatisation du groupe s'achèvera cependant seulement un an plus tard, toujours sous l'impulsion d'un gouvernement Juppé l'ayant initiée. Rendu à l'année de subsumation de Gan par Groupama, celui-ci voit ses parts dans l'Union européenne du CIC réduites à 23 % sur directive gouvernementale, la holding de la Banque fédérative Crédit mutuel devenant désormais actionnaire majoritaire de ses propres actifs.
 
L'année suivante, 1999 donc, voit la fusion de cette même Union européenne du CIC et du CIC Paris, débouchant sur le CIC moderne tel que nous le connaissons mieux ; ainsi qu'offrant au groupe une « banque principale » – si ce n'était déjà fait – à la fois régionale et européenne. Forte de cette assise solide, l'enseigne se développe alors davantage à l'étranger comme en Italie, au Moyen-Orient ou encore en Asie de l'Est. 2001 marque quant à elle, notablement et en parallèle, l'éviction de Gan au capital de la banque et donc sa totale indépendance, si tant est que cela soit possible. Crédit mutuel et CIC s'harmonisent alors, CIC Paris gagnant en poigne et le réseau de guichets allant se densifiant.
 
 

Simplification et reconfiguration : le retour au modèle classique

S'articulant la années suivantes autour de six pôles régionaux dirigés par celui d'Île de France, les filiales se raréfient au fil des fusions et perdent jusqu'à leur noms d'origine – qui n'était plus que symboliques – pour devenir « simplement » le CIC Est/Ouest/Nord Ouest/Sud Est/Sud Ouest et Paris. Centralisant la direction en une seule et même personne (Michel Lucas) et non plus en un directoire et un conseil, changeant son statut légal et faisant disparaître les noms des banques « partenaires » des origines, le CIC rejoint donc la majorité des autres groupes dans un fonctionnement à une seule tête et non plus multicéphale.
 
Se basant aujourd'hui sur un fonctionnement multi-canal le plus développé possible, notamment au travers des nouvelles technologies, le CIC poursuit son expansion en privilégiant un lien professionnel/privé fort. Offrant, comme beaucoup, une banque en ligne grâce à Monabanq, le CIC se veut globalisant dans son approche, proposant des conseils sur tous les pans des vies de ses clients, mais bénéficiant bien évidemment également de cette gestion à 360° en retour. Voulant s'adapter à tous les changements et s'annonçant comme banque réactive, le CIC est depuis longtemps une banque universelle, comme toutes ses consœurs, et place donc sa spécificité ailleurs. En l'occurrence au cœur d'une posture en pointe autant sur les techniques, conseils, que prises en charge.
 
 
Infos pratiques :
 
Pour écrire à la banque CIC :
Confédération Nationale du Crédit Mutuel
Service Clientèle
88-90 rue Cardinet
75017 Paris
 
Contacter la médiation de l'assurance :
 
Médiation de l´Assurance, TSA 50110
75441 Paris cedex 09

 

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