Pimkie, la mode girly

  • Numéro de téléphone du service client : 01 70 48 90 31
  • Formulaire de contact : http://www.pimkie.fr/Contact.aspx
  • Recrutement : http://job.pimkie.com/
  • Ecrire à Pimkie : DIRAMODE - PIMKIE INTERNATIONAL 1, rue John Hadley 59652 Villeneuve d’Ascq
  • Numéro de téléphone du siège social : 03 20 23 32 32

La création de Pimkie s’est tenue à un fil… de chaussette. En 1970, la société Phildar, maître dans l’art du tricot et de la socquette, commence à avoir le coup de crochet répétitif. Pour s’ouvrir de nouveaux horizons, elle demande à trois de ses collaborateurs de partir en éclaireurs aux Etats-Unis. L’équipe découvre, stupéfaite, que la tendance phare du moment n’est autre que le pantalon pour femme. 

Pimkie s’envola…

De retour d’outre-Atlantique, Phildar n’a qu’une idée en tête : faire abandonner à ces demoiselles leurs jupes en créant sa marque de prêt-à-porter. L’entreprise cherche un nom dans ses archives et tombe sur celui d’une marque de chaussette innovante et féminine qu’elle souhaitait lancer. Son nom ? Pimkie. Le premier magasin ouvre ses portes à Lille en 1971. En plus de proposer des pantalons sur ses portants, la marque innove en vendant des vêtements dépareillés à l’unité plutôt que des tenues complètes, à des prix raisonnables. Une véritable révolution à l’époque, grâce à laquelle la marque doit son ascension fulgurante. Pimkie multiple les must have auprès des 20 - 30 ans et trouve même une place de choix dans les dressings des jeunes femmes à l’étranger. 
 

…Et Pimkie décrocha

A l’aube de l’an 2000, Pimkie doit faire face à un danger venu d’ailleurs et répondant aux noms de Zara et H&M. Telle une chaussette sortie d’une machine à laver, Pimkie ne retrouve plus son double, autrement dit son identité. Elle qui était considérée comme une marque abordable, se voit reléguer aux rangs de marque trop chère pour ce qu’elle est et pour cause : le groupe lillois ne fait pas produire ses vêtements en Chine ou au Maghreb et doit en payer les conséquences.
 
Et le problème n’est pas seulement lié au coût, mais à l’inspiration. Pour faire fabriquer en Asie, il faut savoir anticiper de six mois les collections et Pimkie ne sait plus à quel saint de la mode se vouer. Alors que la marque avait bâti son succès en s’invitant dans les garde-robes des 20-30 ans, là voilà obligée de séduire les 15 ans et moins alors que le créneau des lolitas est déjà sérieusement occupé par Jennyfer ou Morgan. Assaillie de toute part par les concurrents, Pimkie change son logo, « re-designe » ses boutiques, mais rien y fait : l’image d’une marque cheap pour midinettes lui colle aux basques. Pimkie est au bord du gouffre.
 

L’heure de la renaissance

Pour remonter la pente et modifier son image négative, Pimkie va entrer de plein pieds dans le marché de la fast-fashion en multipliant les collections capsules avec des blogueuses ou des couturières stars comme Zanita et Mélisande Gautier. Effet girly garanti ! Dans le même temps, l’enseigne ose lancer sa première collection sport afin de séduire les trentenaires à coups de leggings et de sneakers trendy. Petit à petit, la marque redresse les épaules et s’affiche de nouveau sur les papiers glacés des magazines. Mais là où Pimkie réussit un véritable tour de force, c’est en s’installant dans les penderies des hôtels. 
 
Oui, vous avez bien lu ! Depuis 2015, la marque a eu l’idée révolutionnaire de proposer des tenues complètes sur les cintres vides des chambres. Sur le même principe qu’un coca dans le mini-bar, Pimkie a lancé un concept original de shopping : le « Mini Fashion Bar ». Les clientes peuvent acheter un trench en cas de pluie, des chaussures pour une soirée ou une petite robe d’été et se permettre donc de voyager léger. Ce concept a fait parler de lui dans toute la planète du prêt-à-porter. Nul doute que Pimkie a enfin retrouvé sa fibre d’antan !
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