Jean-Louis David, une entreprise qui décoiffe.


La coiffure, Jean-Louis David est tombé dedans quand il était petit comme Obélix dans sa potion magique. Fils de coiffeurs en vogue, le jeune Parisien délaisse rapidement ses études pour une paire de ciseaux et des bigoudis. 

Jean-Louis David aux mains d’argent

Doué d’un certain talent, il ouvre à 20 ans son premier salon avenue de Wagram dans le coeur de la capitale. Rapidement, Jean-Louis David entre dans la cour des grands et assiste les plus prestigieux photographes des années 60 à l’instar d’Helmut Newton et Avedon. Puis c’est le coup de destin : alors qu’il doit confectionner une coiffure pour un shooting sous les cocotiers des Caraïbes, il a l’idée de réaliser une coupe avec différentes longueurs de cheveux. En pleine mode des chignons, sa réalisation fait l’effet d’une bombe (de laque). Jean-Louis David devient l’inventeur du dégradé qui sera adopté dans le monde entier.
 
En abandonnant les coupes rigides pour des coiffures pleines de légèreté et de mouvement, le coiffeur se fait un nom et devient l’ami de stars comme Andy Warhol, Pierre Bergé et Coco Chanel. Auréolé de tous ses succès et à tout juste 25 ans, le coiffeur lance le premier salon à son nom. Jean-Louis David devient le salon où la coiffure est érigé en art pour « des femmes actives et attractives ». Au fil des années, la famille s’agrandit dans le monde entier et ce sont des millions qui passent désormais aux mains de l’homme d’affaires qui se paye même le luxe de lancer sa propre gamme de cosmétiques en grande surface.
 

La formation, clé de voute de Jean-Louis David

Jamais Jean-Louis David n’aurait bâti son empire s’il n’avait pas toujours été au fait des dernières tendances et techniques. Mais tel un chef d’orchestre, il se devait également que ses employés suivent la mesure en se fendant les cheveux en quatre. Dès la fin des années 70, le coiffeur fait donc de la formation l’un de ses « cheveux » de bataille. Le businessman conçoit ainsi le concept novateur du vidéo-training afin de transmettre à ses coiffeurs la clé de son savoir-faire et une réelle unicité aux salons de l’enseigne. 
 
Aujourd’hui, c’est un véritable navire de guerre qui assure la transmission de ce savoir-faire. Chaque jour, rue Cambon à Paris, le Training Center accueille les coiffeurs du réseau dans ses 350 m2 entièrement dédié à la coiffure. Les salariés viennent apprendre leur métier, approfondir leurs connaissances, s’informer sur les dernières tendances de coupe, apprendre les nouvelles techniques de coloration et se familiariser avec les produits L'Oréal Professionnel, Kérastase et Redken, exclusivement utilisés dans les salons.
Résultat des courses : les têtes des clients passent sous des mains chevronnées et la cohérence de la marque est préservée ! Une stratégie qui s’avère très juteuse pour le groupe Jean-Louis David qui dégage plus de 10 millions de chiffre d’affaires rien qu’en France.
 

Les franchises, la clé du succès à l’international

Que serait devenu Jean-Louis David s’il n’avait pas vécu son American Dream dans les années 70 ? En partant s’exiler pour les Etats-Unis, le business man a trouvé la recette de son succès. Sur les terres de l’Oncle Sam, le coiffeur découvre le système de franchise. Commencera alors une nouvelle aventure pour le businessman qui n’aura de cesse de faire fructifier son entreprise en ouvrant à tour de bras des franchises à l’international. 
Si aujourd’hui Jean-Louis David coule une retraite heureuse entre les bords du lac Léman et les îles Caïmans, il a laissé derrière lui un véritable empire de plus d’un millier de salons. Depuis 2003, ils appartiennent au groupe américain Provalliance qui possède en autres les salons Saint-Algue et Franck Provost. Avec une telle maison-mère, les salons Jean-Louis David ne se feront pas de cheveux blancs !
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