Eiffage, de l’art de la construction métallique


Petite devinette : qui repose sur quatre pieds, porte l’une des plus belles robes au monde et scintille tous les soirs de mille feux ? La tour Eiffel, bien sûr ! Voilà plus de 120 ans que la Dame de Fer trône comme une reine dans la capitale française. Mais quel est le rapport avec Eiffage ? L’entreprise est née en 1992 de la fusion de plusieurs entreprises dont Fougerolle, Quillery, Beugnet, la SAE (à qui l’on doit le tunnel sous la Manche) et… Eiffel, l’héritière des ateliers de l’ingénieur Gustave Eiffel en personne ! 

Une histoire de Tour Eiffel

A sa création et pour profiter de la notoriété mondiale de notre chère tour, l’entreprise décide de reprendre le nom Eiffel pour englober toutes ces entités. Mécontent de voir le patronyme de leur aïeul servir les intérêts d’une entreprise de BTP, les descendants du constructeur l’ont assigné en justice et ont fini par obtenir gain de cause. En 2009, Eiffel change donc ses deux dernières lettres pour devenir Eiffage Construction Métallique. Il n’en demeure pas moins que l’entreprise peut encore aujourd’hui s’enorgueillir d’avoir édifié la tour Eiffel, mais aussi le Grand Palais à Paris et même la Statue de la Liberté à New-York, trois œuvres majeures du grand Gustave.
 

Eiffage ou l’art du métal

Tour Eiffel oblige, le métal coule dans les veines d’Eiffage. Peu connue du grand public, l’entreprise est pourtant le troisième groupe de BTP (derrière Vinci et Bouygues) et a signé certains des plus grands ouvrages de la planète. « On ne va pas faire rêver avec des ronds-points fleuris », avait un jour ironisé son directeur Pierre Berger dans une interview. A la vue du palmarès de l’entreprise, on ne peut qu’être d’accord avec lui. La Pyramide du Louvre posée dans la cour du plus célèbre musée du monde ? C’est Eiffage ! L’opéra de Sidney, le palais Omnisports de Paris-Bercy, la tour Montparnasse à Paris, le musée Louvre-Lens et le parlement européen à Bruxelles sont aussi l’œuvre du groupe.
 
Mais l’une des plus grandes fiertés d’Eiffage se trouve dans l’Aveyron. Trois ans de construction, 85 000 m3 de béton, 36 000 tonnes de charpente métallique ont été nécessaires pour édifier l’un des plus grands ponts de la planète : le viaduc de Millau. Cet ouvrage de tous les records est le symbole de l’incroyable prouesse technologique que peut atteindre Eiffage.
 

Eiffage : une structure solide

Au début des années 2000, la morosité gagne le secteur des BTP en France. Conséquence ? La rentabilité d’Eiffage file comme un tuyau percé et est divisée par deux en l’espace de cinq ans. Pour arrêter la saignée, le patron emblématique et fondateur du groupe, Jean-François Roverato quitte son poste au profit de Pierre Berger. L’homme d’affaires a alors l’idée de mettre les bouchées doubles sur les activités d’Eiffage Energie et de doter son entreprise d’un deuxième fondation en se lançant dans la concessions autoroutière. Sous sa coupe, le groupe retrouve sa stabilité et affiche des bénéfices satisfaisants. Mais en 2015, alors qu’Eiffage poursuit son développement à l’international, son PDG meurt subitement d’une crise cardiaque.
 
Son décès plonge dans la stupeur les quelque 70 000 salariés du groupe. Après une chute de son cours en bourse, Eiffage retrouve un chef pour tenir sa feuille de route en la personne de Benoit de Ruffray. L’homme a la lourde tâche de développer les chantiers d’une entreprise dont le tiers du capital est possédé par 80 % de ses salariés, un record dans le monde du BTP. La richesse n’est pas que dans le métal, mais aussi dans celle des hommes !
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