Thomas Cook, le spécialiste de vos vacances !


Christophe Colomb a découvert l’Amérique, Thomas Cook le voyage organisé ! Né en 1808, ce britannique touche-à-tout, implanté à Melbourne au Royaume-Uni, a toujours eu la bougeotte. Jardinier, menuisier, évangéliste, imprimeur, libraire, il s’est essayé à plusieurs métiers avant de trouver, à l’âge de 36 ans, sa vocation : le tourisme. 

Thomas Cook, un aventurier visionnaire

À l’époque, chaque voyage prenait des allures de véritables expéditions. Comme il n’existait aucun système de réservation, les aventuriers devaient organiser sur place toutes les étapes de leur périple. Thomas Cook décide alors de chaperonner toutes ces tâches et en 1841, il accompagne pour la première fois un groupe de 500 personnes pour un voyage en train de 20 kilomètres dans son pays natal. Un véritable exploit pour l’époque lorsqu’on sait que les trains à vapeur venaient tout juste d’être inventés ! Dix ans plus tard, à l’occasion de la première Exposition Universelle, Thomas Cook embarque 150 000 clients vers Londres. Dès lors, sa petite entreprise ne va cesser de croître et la première agence ouvre ses portes dans la capitale britannique en 1865. Dans les années qui suivirent, Thomas Cook va véritablement révolutionner le monde du tourisme.
 
En 1872, alors que Jules Vernes vient d’écrire « Le tour du monde en 80 jours », le chef d’entreprise ose le premier voyage organisé autour du globe en 222 jours. Plus tard, il organisera le premier voyage haut de gamme en Terre Sainte et lancera même l’ancêtre des chèques vacances. À sa mort, Sir Thomas Cook laisse à son fils une entreprise florissante et connaîtra de plus beaux jours encore avec le développement de l’aviation commerciale (elle sera d’ailleurs la première entreprise dans le monde à vendre des billets d’avion) et plus tard, Internet.
 

Les turbulences de Thomas Cook

« Thomas Cook a du plomb dans l’aile » titrent tous les journaux économiques mondiaux en 2011. Et pour cause : le voyagiste britannique qui vient de souffler ses 170 bougies voit son cours de bourse s’écrouler. En un an, sa valeur a perdu plus de 75 % et le géant du tourisme doit essuyer plus de 590 millions de livres sterling de perte. Pour certains analystes, le crash semblait inévitable. La cause de ce trou d’air ? La baisse du tourisme vers les pays arabes qui vivent leur révolution et un pouvoir d’achat en berne au Royaume-Uni, le premier marché pour le tour opérateur. En août 2011, face au mécontentement des actionnaires, son PDG quitte ses fonctions. Il faut rapidement retrouver un pilote pour l’avion… Harriet Green est désignée et va lancer un grand plan de sauvetage de son entreprise.
 
Pour réduire les coûts, Thomas Cook ferme 200 agences en Angleterre et réduit sa flotte d’avions. Une stratégie payante puisqu’en quelques mois seulement, l’entreprise semble repartir sur de bons rails.  En deux ans, la businesswoman a même fait bondir la capitalisation du groupe de 148 millions de livres à presque deux milliards ! 
 

Le redécollage de Thomas Cook

En mai 2012, à la surprise générale, Harriet Green démissionne. Elle ne l’avait pourtant jamais caché : dès que Thomas Cook reprendrait des couleurs, elle partirait vers de nouvelles aventures. Peter Fankhauser est nommé à la tête du groupe qui va connaitre de nouvelles secousses. Le contexte géopolitique extrêmement tendu avec l’explosion des attaques terroristes dans les pays occidentaux porte un sérieux coup à sa santé économique. Mais Peter Fankhauser tient la barre. L’entreprise change de logo et met en avant ses destinations les plus sécurisées comme les Canaries et le Cap Vert. En un an, 20 millions de voyageurs feront appel à ses services. Aujourd’hui, le groupe se tourne vers de nouveaux horizons, en partant notamment à la conquête du marché chinois. Plus de 175 ans après sa création,
 
Thomas Cook compte bien vendre encore du rêve aux vacanciers !
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