Ibis, au sommier de l’hôtellerie économique


Ibis établit son premier nid à Bordeaux en 1974. L’enseigne appartient à l’entreprise SIEH (qui changera de nom pour Accor en 1983) et est avec Novotel, l’un des fleurons du groupe. Ibis grandit vite. 

L’envolée d’Ibis

Confortable et chaleureuse, la marque aux deux étoiles attire une clientèle variée et soucieuse de son porte-monnaie. Après la France, elle s’implante en Amérique du Sud, en Chine puis met un pied (de lit) en Inde, en Russie et au Koweït. Dans les années 2000, sa croissance est spectaculaire. Ibis ouvre plus de 70 hôtels par an et fait la fierté du groupe Accor, également propriétaire des enseignes Mercure, Sofitel, Etap Hotel et All Seasons. Mais en 2011, c’est la dégringolade. Le cours de bourse du groupe Accor s’effondre de 30 %. Le nouveau PDG, Denis Hennequin, doit rendre des comptes aux actionnaires et trouver rapidement une solution. 
 

Les trois familles d’Ibis

Pour relancer ses activités, Accor doit opérer un grand ménage. Entre les différentes enseignes du groupe, le client perd parfois ses repères. Denis Hennequin décide donc de mettre sous l’ombrelle d’Ibis, sa marque la plus rentable, deux de ses enseignes. Désormais Etap Hotel sera Ibis Budget et les hôtels All Seasons seront rebaptisés Ibis Styles. Et cette transition est menée au pas de charge : en un an, plus de 1 000 établissements sur les 1 500 auront changé de look et arboré les nouvelles couleurs d’Ibis, symbolisées par des oreillers rouges, bleus ou verts.
 
Car Accor ne s’est pas seulement contenté de changer le nom et le logo de ses enseignes. Il a entamé un véritable lifting de tous ces hôtels Ibis. Fini les hôtels dortoirs où l’on passe en coup de vent : l’entreprise a voulu transformer ses établissements pour en faire de véritables lieux de vie. Une décoration plus moderne et une gamme de services retravaillée insufflent un nouvel élan à l’enseigne. Mais là où Ibis réussit un véritable tour de force est sans aucun doute dans son changement de literie. Pensés et conçus « maison », les Sweet bed by Ibis (comprenez « les doux lits d’Ibis ») deviennent le porte-étendard du renouveau des hôtels. Il faut dire que ces nouveaux couchages ont mobilisé une armada d’ingénieurs. La couette d’Ibis a nécessité à elle seule plus de trois ans de recherche ! Le prix de ces nouveaux bijoux de confort ? 1 000 euros pièce. Mais qu’importe : les franchises du groupe suivent et s’équipent à plus de 80 %. Les publicités vantent les mérites de ces nouveaux lits, les clients affluent. Ibis a voulu casser les codes de l’hôtellerie économique et le pari est réussi !
 

Ibis migre à l’International

En tant qu’ancien patron de McDonald’s France puis Europe, Denis Hennequin a décidé de transformer les Ibis en véritable « Big Mac » de son groupe. Comme le célèbre sandwich deux étages made in USA, cette marque fonctionne partout dans le monde. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur la totalité des nouvelles ouvertures d’Accor, 52 % concerne la famille Ibis. Autre preuve de cette réussite : entre 2012 et 2013, il s’est ouvert un Ibis tous les trois jours sur la planète. Résultat des courses : la chaîne économique est numéro un dans le monde et est de nouveau au sommier de son art !
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