Franck Provost, le maître du ciseau

 


Et dire que sur les bulletins scolaires de Franck Provost, il était souvent inscrit « Si vous ne vous ressaisissez pas, vous deviendrez coiffeur » ! Nul doute aujourd’hui que le prodigue de la coiffure a bien fait de n’en faire qu’à sa tête… Dès l’âge de 14 ans, Yvon (de son vrai prénom) se rêve déjà en as du ciseau et fait ses premières armes dans le salon de coiffure de sa mère. Mais très vite, le jeune Sarthois souhaite voler de ses propres ailes et ouvre en 1975 son salon à Saint-Germain-en-Laye. 

Franck Provost, l’empereur de la coiffure

Pour sortir du lot des maîtres en bigoudis, le coiffeur invente un concept qui deviendra révolutionnaire : « sans rendez-vous et journée continue chez un coiffeur ». Les femmes entrent chez lui sur un coup de tête et en ressortent conquises par ses coupes fraiches et pointues. C’est le début de la saga Provost. Mais le coiffeur a la bougeotte et se met à courir les concours internationaux sous la bannière de l’Oréal. 
 
En décrochant le prestigieux titre de champion du monde de la coupe-brushing, Franck Provost se fait remarquer par le monde du show biz. Des plateaux de « Sacrée Soirée » au tapis rouge du Festival de Cannes, l’artiste du cheveu prend soin des chevelures de Tina TurnerSharon StoneRomy Schneider. Grâce à ces formidables coups de pub, le self-made-man va bâtir un empire en installant ses franchises partout dans le monde. 

Dans les coulisses d’une réussite

La réussite de Franck Provost n’est pas arrivée comme un cheveu sur la soupe. Méticuleux, ambitieux, le coiffeur n’a jamais rien laissé au hasard. Se satisfaire d’un seul chiffre d’affaires ? Très peu pour lui ! Dans les années 2000, alors que ses concurrents comme Dessange le distancent en ouvrant à tour de bras des salons partout en France, Franck Provost préfère créer sa propre académie pour imposer sa griffe. En formant ses coiffeurs à ses propres techniques de coupe, l’homme d’affaires s’est assuré d’avoir la même qualité de prestations partout où les clientes poussent sa porte. Et le savoir-faire Provost va plus loin qu’un simple coup de ciseaux. « Si le coiffeur n'est pas aussi visagiste, qu'il fasse charcutier ! », aime t-il rappeler dans ses interviews.
 
Diagnostics cheveux, conseils beauté, astuces pour se coiffer au quotidien… dans les salons de la marque, on se targue de sublimer les femmes avant de penser à leurs cheveux. Grâce à cette stratégie, la déferlante Provost s’est propagée dans plus de 22 pays dans le monde. Aujourd’hui ce sont près de 7 millions de clients et clientes qui entrent chaque année dans les 550 salons de l’enseigne. Et lorsque Franck Provost ne mouille pas la chemise, il s’affiche sur les bouteilles de shampoing et les kits de coloration dans les rayons des supermarchés, une sacrée manne pour la marque. 
 

Franck Provost, le numéro deux international de la coiffure

Insatiable Franck Provost ? Il préfère dire qu’il est plein de projets. En tout cas, son énergie lui a permis d’être à la tête d’un véritable empire car derrière ses salons « vitrines » se cache un groupe à la dimension internationale : Provalliance. En 2006, le business man part lui même négocier à New-York sa fusion avec le leader mondial de la coiffure Regis. Et il remporte le jackpot en s’emparant des enseignes Jean-Louis David, Saint-Algue et Fabio Sala. Avec Provalliance, Franck Provost se hisse à la première place européenne et la deuxième mondiale de la coiffure et compte bien pas en bouger. 
 
Le voilà même qui annonce fièrement dans les magazines son intention de se développer en Asie et à travers de nouveaux concepts comme les salons de coiffures ethniques. Quant à sa révèle, elle est déjà assurée. Ses enfants Olivia et Fabien ont rejoint l’empire familial, la première comme directrice de la communication du groupe et le second comme directeur artistique de la marque. L’amour de la coiffure coule dans le sang des Provost !
Retrouvez Franck Provost dans votre département