Parce qu'ils méritent aussi les meilleurs soins : trouvez le vétérinaire parfait

Note :

Vos animaux, ces chères petites bêtes, ne sont pas (encore) des êtres de pure lumière à la puissance absolue et à la santé d'airain. Du coup, tout comme vous n'avez pas lésiné pour trouver un bon médecin, mieux vaut leur trouver un(e) excellent vétérinaire, non? Mais si, on est souvent prêt à tout pour ces « enfants » supplémentaires et quelques conseils ne seront pas de trop.


L'amour des animaux – enfin, massivement des chats et chiens uniquement, mais soyons fous, généralisons – représente une part importante des dépenses, soucis et, en règle générale, des familles du monde. La France faisant encore pour le moment partie dudit monde, et bien que sa passion des bêtes n'égale pas l'adulation anglaise, ce sont plus de 16.700 vétérinaires rassemblé(e)s sous l'égide de l'Ordre National de leur profession qui président au bien-être de nos compagnons à fourrure… écailles, carapace, duvet, plumes, cuir et autres membranes. Et avec un marché de plus de 4 milliards d'euros, autant dire que l'on peut expérimenter le pire comme le meilleur en terme de médecine animale. Et non ! Hors d'un monde féerique et merveilleux auquel on songe parfois, tous les vétérinaires ne sont pas aussi passionné(e)s ou en adoration devant les animaux. Tous ne leurs prêtent pas la même attention, n'ont pas les mêmes compétences, ne s'entendent pas aussi bien avec eux ou encore ne les manipulent pas de la même manière. Parce qu'en effet, pour improbable que cela puisse paraître alors que l'on a cette image d'une profession issue d'une passion d'enfance, d'une vocation ou d'un appel inaltérable : l'argent prévaut parfois. Mais il en va de même pour les médecins soignant les humains après tout et, dans l'un comme l'autre cas, il n'est pas plus évident de trouver la perle rare.

Alors en sachant que vous ne pourrez vous baser que sur des essais et erreurs, une relation sur le long terme et le test des compétences médicales sur de nombreux cas, économisez un peu de temps et d'errances en profitant de ces quelques conseils.

 

Différents établissements, différentes prestations et des prix variables

 

Où aller ? Quel choix effectuer avec tant d'options à disposition ? Si le boucher-charcutier du coin ne sera pas votre premier instinct, un endroit à l'hygiène douteuse ne devrait pas vous convenir davantage. En médecine animale comme humaine, tout doit être impeccable, immaculé. Ce n'est pas parce qu'il est question d'animaux et qu'il y a davantage de poils (et encore), que l'hygiène doit passer à l'as. Mais au-delà de savoir que vous pouvez manger sur le sol ou examiner la pièce à l'aide de gants blancs, un premier tri peut vous être extrêmement utile. Celui-ci repose sur le fait de décider de privilégier des cabinets vétérinaires, des cliniques, ou des centres hospitaliers vétérinaires. Les principales variables pouvant vous orienter vers l'une ou l'autre de ces structures étant leurs tailles, équipements, spécialisations, services et enfin leurs prix. En somme presque tout à l'exception du facteur humain.
Pour commencer, les cabinets. Ils correspondent à celui de votre médecin traitant : une salle d'attente, une salle d’examens et d'interventions médico-chirugicales, parfois plus ; un(e) auxiliaire ou simplement le ou la vétérinaire seul(e), voilà tout. Souvent « de proximité », pouvant prendre plus de temps ou avoir un suivi plus poussé, personnalisé et complice, ces cabinets ont cependant le défaut de ne pouvoir traiter que les cas les plus courants en l'absence fréquente d'équipements spécialisés/techniques, de service d'urgence ou de garde et de personnel spécialisé.

Les cliniques, ensuite, sont des structures plus conséquentes. Mieux équipées (appareils de radiologie, d'anesthésie et de réanimation, salle de réveil, laboratoire d'analyses), bénéficiant de plus de personnel, d'au minimum un(e) auxiliaire et potentiellement d'un service d'urgenceLe centre hospitalier vétérinaire, enfin, est encore plus conséquent que la clinique. À l'image d'un hôpital pour bipèdes, six médecins minimum y officient à temps plein, accompagné(e)s d'au moins autant d'auxiliaires. Ils ont à disposition le maximum d'équipements possible pour faire face à toutes les situations (radio, scanner, IRM, laboratoire d'analyses, séparation des animaux contagieux ou non et davantage de salles d'examen, de stérilisation, de soins, de pré-op et de chirurgie). Ils possèdent par ailleurs obligatoirement un service d'urgence, de garde et de surveillance des animaux 24h/24 et 7j/7, ceci restant optionnel pour les cliniques. Les spécialistes y sont enfin davantage représentés, bien qu'ils ou elles puissent aussi être trouvé(e)s dans les deux structures précédentes.

« Pourquoi ne pas forcément préférer le centre hospitalier ? », vous exclamerez-vous alors. De meilleurs équipements, davantage de personnel, des soins hauts de gamme avec en prime un suivi permanent, que demander de plus après tout ? Et bien simplement : tout cela à un prix et les soins seront plus onéreux au fur et à mesure que vous bougerez le curseur depuis les cabinets vétérinaires jusqu'aux centres hospitaliers. Les prix restent, certes, libres pour les actes médicaux comme les médicaments – vous serez donc avisés de comparer quel que soit l'établissement – mais ils demeureront certainement plus conséquents dans un centre devant couvrir des dépenses énormes au regard du petit cabinet. Cela étant, et tout comme dans le cas des hôpitaux universitaires, vous pouvez aussi opter pour le dispensaire d'une école vétérinaire faisant considérablement tomber les coûts ! Il faut simplement avoir confiance en le système étudiants/professeurs y opérant. À vous de voir… ou à votre portefeuille le cas échéant.

 

Du critère le plus objectif au plus aléatoire, réduisez la marge d'erreur

 

Le point préoccupant le plus les ménages – surtout depuis les crises en cascades – est en effet encore et toujours le prix, pour tout, partout. Même si, lorsqu'il est question de santé, nous sommes prêts à dépenser davantage, il ne faudrait pas abuser non plus ! Or, quand on en vient aux animaux, notre attachement à leur bien-être et santé nous pousse parfois à plus de folies que pour nous-même. Malgré tout, ce prix demeure une contrainte inévitable et si l'on ne peut pas payer plus… on ne peut simplement pas. Dans le même temps, il est peut-être le moins pertinent des critères quand on en vient à la qualité des soins ou au choix de votre vétérinaire. Comme spécifié, les prix sont libres pour chaque praticien. Hors les coûts de gestion, des prix trop bas doivent, certes, vous faire tiquer et éviter un professionnalisme probablement douteux, mais il ne faut pas, à l'opposé, rechigner à monter un peu dans les tours pour bénéficier de bons soins (quitte à souscrire à une assurance santé pour votre animal). Question de dosage et d'expérience(s) à affiner avec le temps donc. Ces prix seront ainsi davantage au petit bonheur la chance plutôt qu'une arme fatale vous servant à déterminer à coup sûr celui ou celle qui portera la main sur vos protégés.

Ce qui, en revanche, déterminera fréquemment une décision pour un(e) vétérinaire ou son confrère/sa consœur seront trois choses : la distance, les horaires et la confianceLa distance, tout d'abord. Elle a son importance étant donné qu'il vous faut pouvoir y aller très régulièrement si nécessaire, pour une pathologie chronique, par exemple ; ou en urgence pour… une urgence. Le fait étant qu'il est préférable d'être à deux minutes à pied des meilleurs spécialistes plutôt qu'à cinquante en voiture lorsqu'une vie est en jeu. Ce n'est pas toujours faisable, mais de loin préférable, à vous de faire au mieux.

Les horaires, ensuite, se doivent de correspondre un minimum à votre emploi du temps, ou du moins à celui d'une personne de votre entourage pouvant confier l'animal aux bons soins des professionnels de la santé. Un cabinet avec un(e) vétérinaire unique pourrait par exemple être difficile à joindre et avoir des horaires limités alors qu'une clinique ou un centre hospitalier seront souvent ouverts le soir, voire la nuit et potentiellement les week-ends, incluant un service de secrétariat et de suivi aux soins prodigués. Entre proximité d'avec le praticien, mais contraintes horaires ou disponibilité absolue, mais côté plus impersonnel d'une grosse structure où vous ne serez pas sûr de conserver le même médecin d'une fois sur l'autre, à vous de trancher, une fois de plus.

La confiance, enfin, est difficilement descriptible ou viable dans la mesure où il s'agira d'une impression de votre part et d'un feeling vis à vis du ou de la vétérinaire. Tout en vérifiant la propreté des lieux, l'accueil et la qualité des soins, votre attention se portera inévitablement sur comment votre animal est traité et sur votre ressenti autour du professionnalisme, de la passion et de l'amabilité du vétérinaire. Certains ont ainsi pu avoir l'impression que le médecin manipulait les animaux comme des machines ou des bouts de viandes, ce qui était peut-être le cas : le manque de passion ou d'empathie/de compassion existant comme pour les médecins traitant l'humain. Le profil le plus recherché étant bien évidemment celui d'un amour pour les animaux qui transparaît, d'un souci de ne pas les brusquer, d'un suivi appliqué et marqué par le fait que les animaux eux-mêmes semblent avec le temps apprécier le praticien plutôt que le redouter. Ce ne sont pas là des critères infaillibles, mais souvent surprenamment fiables tout de même.

 

Généralistes ou spécialistes : les vétérinaires, ces médecins comme les autres

 

Comme en médecine humaine, les vétérinaires ne font pas de tout ! Il existe des spécialistes et/ou des préférences chez chacun(e). Neurologie, dermatologie, cardiologie, orthopédie, dentisterie, ophtalmologie, chirurgie, etc... sont autant de domaines existant évidemment aussi chez les animaux et que votre vétérinaire connaîtra… ou non. À vous de bien prendre garde, donc, de ne pas vous rendre chez un praticien n'étant pas apte à recevoir votre animal ou sa pathologie.

Si vous ne savez pas encore ce qui affecte la santé de votre ou vos compagnon(s), consulter chez un médecin mènera éventuellement à vous rendre chez un autre, le premier vous redirigeant vers la personne la plus apte à prendre le cas en question. La distance peut alors d'un coup s'en trouver décuplée !

En possession d'un NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) ? À vous de redoubler de prudence pour être sûr(e) que le vétérinaire chez qui vous vous rendrez est habilité à traiter ce genre d'animaux et est surtout incollable sur tout ce qui peut nuire à leur bien-être.

Enfin, comme chez tout médecin, les premières et plus importantes qualités restent la pédagogie et l'art de rassurer. Consulter pour un problème de santé que ce soit pour soi ou ses animaux reste une épreuve stressante pour tous et se retrouver face à une porte de prison ne parlant pas ou débitant un jargon technique n'aide pas vraiment à être à l'aise ou se rasséréner. Un médecin pédagogue et bienveillant remportera ainsi souvent les suffrages de tout patient passant sa porte, pour peu qu'il soit également compétent dans ses actes (la parole ne faisant pas tout, évidemment). Calme, sérénité et professionnalisme demeurant les maîtres mots de toute personne maîtrisant son sujet.

Pour vous assurez que le courant passera bien, une visite « test » est conseillée, pour un vaccin ou un examen de contrôle par exemple, vous devriez normalement détecter rapidement les signes vous permettant de vous décider. Et puis, à force d'écumer les divers cabinets et autres cliniques vous entourant, les différences n'en deviendront que plus flagrantes et vous pourrez vous dire « expert(e) » en la matière ! Avec une petite aide ponctuelle du site du Conseil Supérieur de l'Ordre National des Vétérinaires et de ses quelques conseils, vous voilà maintenant armé(e)s pour que vos très chers animaux vivent vieux et en parfaite santé.

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